Category Archives: Les HUMEURS de SerialMother

Savez-vous parler le langage djeuns ?

 

 Vous ne parlez pas Djeun’s ? Alors petite séance de rattrapage avec SerialMother, quelques mots et les dernières expressions qui vous éviterons de rouler des yeux ronds en entendant vos ados, préados et post-ados s’exclamer :

 

C’est swagg ! C’est cool, c’est bien, c’est branché, ça le fait quoi !

 

T’inquiète, ça passe crème. Aucun problème en vue.

 

Un BFF . Best friend Forever. Obligé d’en avoir un certain nombre si vous voulez être « populaire »

 

WTF. Pour dire What the fuck, qu’on ne décrit plus. Mais que se passe-t-il donc ?

 

J’avoue.Remplace « grave » qui remplaçait « carrément », « c’est vrai », « ouais »

 

J’ai le seum. L’impression que ça ne va pas fort (je suis dégouté, les boules etc…)

 

Elle a craqué son string ! Elle a pété un câble, une durite, un boulon !

 

Trop pas. « J’ai trop pas envie d’aller en cours », beaucoup plus persusif que « j’ai pas trop envie d’aller en cours »

 

Ça me fait bader. Du mot « bad » donc pas bon signe.

 

En soumsoum. En sous-marin c’est à dire discretos !

 

Des barres : “J’me tape des barres”. C’était trop drôle !

 

YOLO : Fait penser à Yallaaah mais signifie en réalité You only live once, nouvelle version de notre bon vieux  « carpe diem »

 

Et plein d’autres encore, allez, Tchuss(ciao, bye, à bientôt) !!!

 

Si dès potron-minet, vous aviez envie d’enrichir votre terminologie adolescente, vous pouvez toujours vous procurez thésaurus et autres dictionnaires dédiés.

Mais attention, ce vocabulaire devient rapidement obsolète, has been ou boloss si vous préférez !

Dictionnaire Ados-Français, Stéphane Ribeiro, First Editions, 512 pages, 15 euros.

 

 

 

10 conseils avant de rencontrer un professeur !

Les HUMEURS de SerialMother

« 10 conseils avant de rencontrer un professeur ! »

Il y a deux sortes de rendez-vous : celui provoqué par l’enseignant et celui que vous avez sollicité. La plupart du temps malheureusement, il s’agit d’évoquer un problème. Voici quelques conseils adaptés selon les cas…

Cas N°1 : Vous avez un sujet de mécontentement que vous aimeriez bien partager. En d’autres termes, vous avez demandé à rencontrer un professeur dans l’intention de lui « causer du pays. »

- Commencez poliment par le remercier de vous recevoir (après tout il n’est pas obligé !)

- Exposez très calmement l’objet de votre « incompréhension » plutôt que votre colère, vos « questionnements » plutôt que votre ras le bol, votre « désarroi » plus que votre exaspération. Oui bon, d’accord, vous avez l’impression qu’il ne s’agit ici que de rhétorique, mais n’oubliez pas que les profs sont des hommes (ou des femmes) comme les autres, des êtres sensibles et même susceptibles parfois.

- Rappelez alors le principe qu’ils ont dû aborder au moins 2 minutes en 2 ans d’ IUFM (Ecole des professeurs aujourd’hui baptisée ESPE) : profs et parents main dans la main pour le plus grand bien des élèves. Insistez : Vous êtes à ses côtés et non contre lui, vous poursuivez le même objectif, vous regardez dans la même direction etc…

-  Après cette parenthèse de communion émouvante, voici venir le moment idéal pour ouvrir une petite parenthèse sur le dur métier de prof et votre admiration – ou à minima votre respect si vous n’êtes vraiment pas d’humeur – sur leur mission à la fois complexe et louable.

- Maintenant, vous pouvez enfoncer le clou en verbalisant votre point de désaccord mais aussi en expliquant vos attentes pour le reste de l’année (toujours une touche d’espoir, c’est important). Quelle que soit la réponse du professeur et surtout si elle ne correspond pas à vos désirs, ne jamais rabaisser, menacer, ou pire insulter, c’est toujours contre-productif ; à moins que votre patronyme soit Don Corleone, vos sautes d’humeur inspireront moins la peur que la pitié.

Cas N°2 : Convoqué par un professeur, c’est vous qui êtes appelé à la barre en tant que témoin assisté (pour rappel, c’est le statut qui précède celui d’inculpé)

-  Le premier contact donnant le ton de l’entrevue à venir, prenez un air inquiet (mais pas trop), concentré et attentif et en même temps sûr de vous, faites le regard de celui qui appartient à une longue lignée d’innocents (cela nécessite peut-être une entrainement préalable devant la glace)

- Ecoutez alors attentivement et patiemment les raisons de votre convocation.

- Si, suite à ce que vous venez d’entendre, vous avez envie d’étrangler votre enfant : prenez un air accablé (vous n’aurez probablement pas à vous forcer) et annoncez la planification d’une mise aux arrêts ou d’une séance de torture, voire d’une décapitation si vraiment votre enfant a poussé le bouchon un peu loin (si si ça peut arriver !).

- Si, suite à ce que vous venez d’entendre vous avez envie d’étrangler le prof : reformulez très calmement ce qu’il vient (d’avoir l’audace) de dire, et reprenez ses mots pour lui demander si vous avez bien tout compris. C’est la méthode PNL (Programmation Neuro Linguistique) qui à mon avis ne sert à rien si ce n’est à vous faire gagner un peu de temps pour reprendre vos esprits. Ne prenez pas un air révolté mais dubitatif. N’ayez surtout pas l’air de douter de la parole du prof mais doutez plutôt de l’existence d’un Dieu sur Terre. C’est une façon de remettre en perspective la vacuité de cette entrevue face au grand questionnement de ce Monde et c’est une sortie de crise qui en vaut d’autres…

 Cas N°3 : Les problèmes sont abordés de part et d’autres. Les deux parties échangent intelligemment et dans un respect mutuel. Une solution est trouvée qui contente les deux interlocuteurs pour le plus grand bien de l’élève. Il est probable que l’enseignant a lu préalablement « 10 conseils aux profs avant de rencontrer un parent irascible. »