Category Archives: Des Idées

Comment savoir si aujourd’hui l’école fait plus de bien que de mal ?

Spécialiste des neurosciences, Idriss Aberkane nous parle de notre cerveau, de son fonctionnement et de tout ce que nous devrions apprendre à son sujet. Ne pas laisser à d’autres le pouvoir de connaître notre cerveau mieux que nous même et de nous manipuler, tel est le message de l’auteur.

Il existe des prodiges capables de calculer la racine soixantetreizième d’un nombre à cinq cents chiffres en moins de trois minutes. Ils ont pourtant le même cerveau que nous. Alors, comment font-ils, ceux qui pensent plus vite, qui se concentrent plus longtemps ou bien développent une mémoire phénoménale ? Ils utilisent leur cerveau de façon différente et harmonieuse, selon des principes « neuroergonomiques » : ainsi, de même que l’on pose des poignées sur des valises trop lourdes pour les soulever sans peine, on peut donner des poignées à nos objets mentaux pour les manipuler plus facilement.
Dans cet ouvrage à la portée de tous, foisonnant d’exemples, Idriss Aberkane nous entraîne à la découverte de notre matière grise, nous révélant ses capacités et ses limites, ses points aveugles et ses ressorts inattendus. Pour penser mieux, éduquer mieux, vivre mieux, pas besoin d’être un génie, il suffit d’utiliser les formidables ressources que la nature a mises sous notre crâne.

Libérez Votre Cerveau ! Véritable Manifeste De Neurosagesse pour changer L’école d’Idriss Aberkane (Ed Robert Laffont)

Extraits :

« (…) Comment savoir si aujourd’hui l’école fait plus de bien que de mal ? Ce sont des gens fièrement scolarisés, persuadés de leur valeur individuelle, qui ont commis sans broncher les plus faramineuses atrocités sur terre, preuve que l’excellence scolaire échoue à sélectionner la bonté et l’humanité… Dans la vraie vie, l’humanité crée une diversité de pensées, de pratiques, de méthodes, d’esprit. Dans la vie notée, l’école dit : « Hors de ma mesure point de salut » Pourtant face à l’échec scolaire, cette même école admet que la priorité, c’est au moins la socialisation de l’élève. Comment alors l’encourager si on ne lui apprend à travailler qu’individuellement ? Je suis convaincu que la socialisation, à l’école, se produit par accident, et dans la cour de récréation, pas en classe. Je me demande même quel serait le score de socialisation de l’école par rapport à une cour de récréation permanente. (…) Notre société est une sorte de machine. Alors, pour y avoir une place il faut être une pièce conforme, et d’une certaine qualité. C’est précisément ce que fait de nous l’école. D’une masse d’enfants ouverts, créatifs, spontanément fraternels et non conformes, elle fait des pièces séparées. Vous avez étudié à Polytechnique ? Votre salaire sera supérieur à celui d’un ancien élève de l’université de Tours, parce que dans l’usine, la pièce sortie de Polytechnique est plus chère. »

La Green School ou l’école de nos rêves !

La « Green School » a été créée en 2008 par John and Cynthia Hardy, à Bali. Le rêve de ce couple nord-américain a été d’ouvrir une école tournée entièrement vers le développement durable, tant dans la conception du bâtiment que dans les programmes scolaires.

Plantés au milieu des rizières et de la forêt tropicale, l’école et ses équipements sont construits en bambou et fonctionnent entièrement grâce aux énergies renouvelables. Les panneaux solaires couplés à une microcentrale hydraulique et à une batterie de stockage de l’électricité ont d’ailleurs été fournis par une société française (Akuo Energy).
thumbr-1L’école produit la nourriture dans sa ferme qui pratique une agriculture écologique. Ainsi, la quasi-totalité des aliments consommés dans l’école sont produits sur place, avec le concours des enfants, qui suivent à la fois des cours théoriques et des enseignements pratiques en lien avec l’environnement. Le site abrite également un important sanctuaire d’espèces d’oiseaux menacées.
The Green School été couronnée l’école la plus verte du monde par l’U. S. Green Building Council. Le fondateur américain du label LEED en fait désormais un totem pour son réseau d’écoles vertes américaines qui compte une petite centaine de références.

l'équipe de l'écoleL’enseignement calqué sur la pédagogie anglo-saxonne est enrichi d’autres compétences telles que des ateliers autour du développement durable.

J’entends déjà les critiques des esprits chagrins (dont je fais partie), peu de Balinais scolarisés dans cette école où des familles fortunées viendraient du monde entier s’installer pour que leur têtes blondes puissent suivre une année de scolarité, frais de scolarité très élevé (5 à 10 000$ selon l’âge), contenu pédagogique non certifié donc pas d’équivalence avec les autres systèmes scolaires etc…
Alors, écologie de luxe, rêve de riche…ou rêve tout court ?
Sans devoir aller si loin, sans même profiter de ce climat tropical et de l’environnement sauvage, de sa flore luxuriante, on peut quand même rêver, ici, maintenant, pour nos enfants : travaux pratiques en extérieur, projets et ateliers écologiques, potager dans l’école, cantine bio, aménagement des classes par les élèves, et pour couronner le tout, un enseignement tourné vers les enjeux de demain, développement durable, énergie renouvelable, respect de la faune et de la flore, gestion de l’eau, consommation responsable …
Les fondateurs de Green SchoolJohn : « Nous avons construit Green School pour créer un nouveau paradigme d’éducation. Nous voulons que les enfants apprennent à cultiver des sensibilités physiques qui les aideront à s’adapter au monde de demain. Nous voulons que les enfants développent une conscience spirituelle et une intuition émotionnelle afin de les encourager à ne négliger aucune possibilité du développement de la vie »

Pour en savoir plus : Présentation de l’école par son fondateur sur TED (en anglais) et site web de l’école The Green School

Quelques exemples d’initiatives à l’école en France :

Jardinons à l’école !

Fondation LaMap

L’école maternelle Danielle Casanova

 

Des idées de cadeau ! Les dernières astuces de la Mère Noël...

 

Mission : trouver Le cadeau qui fait plaisir, qui surprend aussi et qui va durer un peu plus que le temps d’ouverture du paquet. Vous avez écumé les rayons de jouets en plastic, comparé les prix exorbitants des derniers drones, tablettes et autres merveilles de la technologie disponibles à partir de …18 mois (sic), vous avez définitivement renoncé aux jouets pédagogiques en bois, vous avez déjà offert les classiques Monopoly, Scrabble, Master mind, Cluedo et Rummikub et vous cherchez toujours en vain…Les idées les plus simples sont parfois les meilleures…

 idée cadeauDes cadeaux nature. Vous seriez étonnés de constater que nos enfants s’émerveillent toujours face à la nature, surtout les petits citadins. Certaines plantes sont originales et instructives. Le bonzaï par exemple ou bien certaines plantes carnivores  qui attisent la curiosité des petits comme des grands. Mais aussi des kits de germination rigolos, des perchoirs pour oiseaux…

 

 

 

idée cadeau Un livre de cuisine pour les juniors : La promesse de desserts et plats rigolos que vous pourrez faire dès le lendemain tous ensemble. Il existe des livres adaptés à tous les âges et à tous les niveaux avec des illustrations qui feront envie aux plus récalcitrants !

 

 

 

Si vous optez pour de l’argent liquide : pensez à le déposer dans une tirelire amusante qui incitera par exemple à faire des économies !

 

Des livres : Même si « on trouve tout sur internet » rien ne remplace le plaisir de tourner les pages d’un beau livre. Le choix est immense parfois un peu trop et l’on s’y perd. Ne pas hésiter à se rendre dans les librairies Jeunesse où vous pourrez trouver de l’aide auprès des libraires qui sont incollables sur les auteurs à succès.

Alain Le Saux

Alain Le Saux

Mes préférés : les livres de Philippe Corentin et de son frère jumeau Alain Le Saux. Deux styles différents mais beaucoup d’humour !

Autre solution : commander un livre personnalisé pour votre enfants (ça marche aussi pour les adultes) dont il sera le héros ! Succès garanti ! http://www.creermonlivre.com/livre-personnalise-enfant, ou http://www.livre-livre.com/comedia/comedia-fonctionnement.php ou encore http://www.reveauxlettres.fr/le-concept


home made 
Le Home-made : Retroussez vos manches et faites un cadeau unique au monde ! Le « Do It Yourself » est de plus en plus tendance. Du coffre à jouets peint à la main en passant par tous les objets (lampes, étagères, boîtes de rangement, coussins, sacs…) que vous pouvez customiser et personnaliser. Idée originale venue des U.S : confectionner une couverture patchwork avec de les t-shirts ou pulls trop petits !

 

L’équipement de sport, un sac de sport personnalisé : C’est tellement évident… une nouvelle fois, ne pas projeter ses propres envies sur l’enfant… il n’est pas forcément cet athlète de dodgeball ou la majorette que vous vouliez devenir !

Ben Stiller dans le film Dodgeball (Même pas mal!)

Ben Stiller dans le film Dodgeball (Même pas mal!)

 

 

 

 

 

 

 

Le kit de science, de bijoux, de couture, de fabrication de modèles réduits etc…Vous pouvez constituer vous même le kit en question très simplement. Par exemple en achetant une jolie trousse que vous remplirez avec les perles ou les écussons de votre choix ainsi qu’un petit nécessaire de couture. Ladroguerie.com, par exemple, présente dans une dizaine de villes en France regorge d’accessoires et d’idées.

 

ECOLEMANIA vous souhaite un joyeux NOEL ! 

 

 

Enfin la solution aux conflits ados/parents : un nouveau jeu video !

Un nouveau jeu vidéo créé pour désamorcer les conflits entre parents et adolescents vient de voir le jour : à vous de jouer !

Clash back est un « serious game » conçu par un médecin (le docteur Xavier Pommereau, chef du Pôle de l’adolescence au CHU de Pellegrin à Bordeaux) pour résoudre les conflits (les « clashs ») entre les parents et leur ado.

Un « serious game » est un jeu vidéo « sérieux », c’est-à-dire un logiciel interactif qui combine un mode ludique et une intention sérieuse — de type pédagogique, éducative ou thérapeutique.

Ce jeu, simulateur de comportement adolescent, permet au jeune de « jouer un rôle » dans lequel il va pouvoir choisir différentes réponses et ainsi déterminer la suite de l’épisode. Par exemple, l’épisode de Chloé qui veut demander à son père l’autorisation de se faire un tatouage sur la cuisse ! (épisode n°1 « Tatoo or not tattoo ?).
Les répliques, choisies par le joueur, donnent à chaque fois lieu à un scénario différent. «J’ai pris une tôle en maths», «Lâche l’affaire, j’te dis ..!», ou encore «Tous des cons dans cet appart’ pourri!». La partie peut s’achever en 10 minutes mais aussi s’étendre à 45 minutes. Elle ne se termine pas forcément bien ni avec une solution mais que les parents se rassurent en aucun cas, à la fin, ils ne risquent de se faire embrocher comme dans Assassin’s Creed ou trouer la peau à la mitraillette comme dans Call Of Duty.
En revanche, et c’est là où le jeu présente un intérêt, la partie débouche sur un profil du joueur en fonction de ses choix, sous la forme d’un diagramme établi à partir de 5 paramètres cotés pour chaque réplique choisie (impulsivité, sincérité, adaptabilité, expression des émotions et compréhension de la situation).

Jeu video Clash back

Jeu video Clash back

Il se poursuit par un bilan complet commenté par l’avatar du Docteur Pommereau , réplique par réplique, donnant accès à des rubriques détaillées sur les enjeux de l’adolescence et les complications de la vie de famille à cet âge. Chaque partie peut être interrompue, rejouée , imprimée, et même sauvegardée dans des dossiers e-ados (selon la formule d’abonnement choisie).

D’abord destiné aux professionnels en charge de l’adolescence (soignants, thérapeutes, éducateurs, enseignants) le jeu est aussi disponible aux particuliers, c’est à dire aux parents d’ados un peu dépassés.

Les thèmes abordés dans le jeu sont propres aux adolescents: famille recomposée, petit ami, troubles de comportement alimentaire, téléphone/sms, tatouage…

Graphisme et animation peuvent encore faire des progrès et le coût d’un épisode reste élevé (à partir de 38 euros l’épisode) mais enfin tout dépend du bénéfice que l’on en retire.

Si les menaces de retrait du téléphone portable, de l’ordi, de la tablette, et de la console de jeu sont restées sans effet, renoncez aux punitions 2.0 et optez pour cette bonne idée de cadeau pour son prochain noël !
Découvrez la présentation du Jeu Clash back

59 astuces pour décoder votre ado !

Ado Mode d’emploi

http://www.amazon.fr/astuces-pour-d%C3%A9coder-votre-ado-ebook/dp/B00HEZJ8YI1535637_1414685565437777_1550945521_n

Tout d’abord je remercie Emma , de Ecole Mania d’avoir eu la gentillesse de m’accueillir sur leur blog.

Je m’appelle Marie-Do, voici mon histoire :

Il était une fois, une Maman de 3 enfants, « qui se trouva démunie quand l’adolescence fut venue ».

Elle chercha des réponses dans les livres, mais rien ne répondait à ses questions
dans ces guides, concernant les problèmes pratiques et existentiels, qu’elle rencontrait au quotidien avec ses adolescents.

Et là elle eut «the flash » :

Pourquoi ne créerait-elle pas un blog pour prendre conseil et partager avec les autres parents ses astuces ?

C’est ainsi que naquit ADO MODE D’EMPLOI, un blog sur l’adolescence, dans lequel on trouve des informations utiles et efficaces, mais traitées avec humour.

Je vais maintenant vous livrer certaines de mes astuces préférées, testées et validées par les parents d’ados mais pas forcément approuvées par nos adolescents (on se demande bien pourquoi ? ☺ ) :

• Comment réveiller son ado le matin ?

• Le lâcher de petit frère ou petite sœur

La méthode :
Dire au petit frère ou à la petite sœur de votre ado :
« Va mon chéri faire un gros bisou à ton frère (ou sœur), ce n’est pas grave si tu le (la) réveilles, » Maman t’autorise pour une fois à sauter sur le lit et à crier très fort si tu veux.

« Attention méthode qui peut être dangereuse, si le petit frère fait 1,75 m et 80 kilos ;) »

• Utiliser un mégaphone

Une de mes collègues de travail a osé un matin réveiller ses ados avec un mégaphone (pour info elle l’a acheté dans un magasin de farce et attrapes). Cela a bien marché : ses filles se lèvent à l’heure de peur que leur mère ne recommence.

« Mais, je ne sais pas pourquoi, ces deux filles lui ont fait la tête pendant un moment. »

• Comment lutter contre le pillage du frigo ?

Les ados ont une fois de plus vidé le frigo et en prime, ils ont même mangé ce qui était prévu pour la préparation des repas de la journée.
Vous leur faites comprendre qu’il n’est pas question que vous refassiez de courses.

Donc vous ferez à manger avec ce qu’ils ont daigné vous laisser, un bol de bouillon, par exemple, et c’est tout.

Je peux vous dire que c’est efficace, car le régime bouillon est une expérience qu’ils n’ont pas envie de réitérer.

• Comment enlever les odeurs et purifier la chambre de votre Ado.

Mettez quelques gouttes d’huiles essentielles purifiantes dans une cocotte-minute et faites chauffer jusqu’au « pschitt ».

Ensuite posez la cocotte dans la chambre de votre ado, ôtez le bouchon pour que la vapeur se vide, et la chambre de votre ado sera bien saturée en eau et purifiée.

Et Adieu les mauvaises odeurs.

• Ne pas essayer d’avoir le même langage que lui.
Si vous tentez des « TRUCS DE OUF » ou des « JE KIFFE TROP CE FILM ».
Vous êtes tranquille, votre ado risque de ne même plus discuter avec vous.
C’est trop la honte, sa mère « ELLE CAUSE COMME LUI ». Donc n’essayez même pas de vous y mettre.

• Comment éviter le « Il n’est pas question que j’aille en cours avec un spot pareil sur le nez »

Le remède miracle pour assécher rapidement un bouton, c’est le dentifrice.

Dîtes lui de recouvrit le bouton avec un petit peu de dentifrice, laissez sécher et 15 minutes après dîtes lui de se laver la joue normalement. Le bouton devrait être beaucoup plus discret (bien sûr c’est une solution provisoire).

Et plus d’excuse pour ne pas aller en cours.

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Vous voulez découvrir plus d’astuces, cela tombe bien, je viens de publier un livre sur Amazon ;) et le deuxième est prévu pour début novembre.

« 59 Astuces pour décoder votre ado »

La KHAN Academy

La Khan Academy arrive en France !

La Khan Academy propose des cours gratuits en ligne et compte plus de 6 millions d’utilisateurs par mois sur le continent américain. Une version française est maintenant disponible en France. L’ONG Bibliothèque sans frontières vient de mettre en ligne 250 leçons vidéo sur Internet…

Qu’est ce que la Khan Academy ?

Du nom de son créateur, Salman Khan, la Khan Academy , créé en 2006, est une plateforme d’apprentissage en ligne qui propose chaque mois sur YouTube plus de 4.500 leçons gratuites à six millions d’utilisateurs mensuels.

« Our mission to provide a world-class education for anyone, anywhere »

Objectif: rendre accessible le savoir au plus grand nombre. La Khan Academy est  devenue un vrai phénomène aux Etats-Unis, au Brésil et au Mexique. Des cours de mathématiques, physique, biologie ou économie d’environ dix minutes sont accessibles gratuitement.

Un savoir à la portée de tous.

Des leçons de 10 mn maximum, ce qui correspond à la capacité optimale de l’attention, une diapo sur fond noir, sur laquelle une voix explique, démontre et montre des opérations qui se dessinent sous nos yeux : vous venez d’assister à un cours de math clair, concis, démonstratif. Et pour les plus récalcitrants, il y a toujours la possibilité d’appuyer sur Pause ou de reprendre la vidéo depuis le début !

Des cours désormais disponibles en France

Bibliothèque sans frontières, une ONG œuvrant pour l’accès au savoir, soutenue par la fondation Orange, a lancé sur le site khanacademy.bibliosansfrontieres.org la version francophone de la plateforme Khan Academy.

Elle regroupe plus de 250 leçons vidéo de mathématiques pour les élèves du primaire ou du collège. Au programme: des leçons et exercices de pré-algèbre, d’arithmétique ainsi que de géométrie.

L’ONG prévoit de mettre en ligne 800 vidéos de mathématiques d’ici à la fin de l’année 2013 qui seront principalement destinées aux élèves du primaire, collège et de seconde. Autre projet: la traduction du contenu de la plateforme américaine www.khanacademy.org pour janvier 2014, qui donnera aux élèves des outils pour s’auto-évaluer ainsi qu’une banque d’exercices. Bibliothèque sans frontières envisage également de proposer des leçons de français et d’histoire en vidéo dès l’an prochain.

Comment sont utilisés ces cours?

Aux Etats-Unis, certains enseignants ont commencé à utiliser ces vidéos pour remplacer leurs cours magistraux (cours théorique à la maison et “ devoirs ” en classe). Les professeurs, au lieu de donner un seul et même cours à tous, pouvaient aider les élèves individuellement.

Les expériences menées dans des établissements scolaires aux Etats-Unis, au Brésil et au Mexique montrent que la Khan Academy peut utilement venir compléter le travail des enseignants en leur donnant accès à un outil innovant et créatif.

Salman Khan entend « réinventer l’éducation » avec sa méthode, comme il l’annonce dans son ouvrage publié également en France, « L’Education réinventée » (éd. JC Lattès). C’est ce que Salman Khan appelle la « classe à l’envers » ou la Classe inversée, un concept qui existait déjà mais qu’il promeut dans son ouvrage.

La classe inversée : la fin des cours magistraux

Salman Khan :« Nous l’avons vu, les élèves apprennent à des rythmes différents. L’attention faiblit au bout de 15 mn. L’apprentissage actif crée des voies neuronales plus durables que l’apprentissage passif. Pourtant le cours magistral, durant lequel la classe toute entière est censée absorber l’information au même moment pendant 50 mn ou 1 heure, tout en restant immobile et silencieuse, demeure notre modèle d’enseignement dominant. Le résultat, c’est que la majorité des élèves décrochent ou s’ennuient, même avec le meilleur professeur. (…) »

C’est la fin des cours magistraux ; les élèves peuvent apprendre, réviser les leçons théoriques chez eux et faire des exercices en classe avec l’aide des professeurs. Plus dynamiques et plus participatifs, les cours deviennent plus motivants.

 En savoir plus

www.khan.academy.fr

khanacademy.bibliosansfrontieres.org

 

La Classe inversée (ou flipped classroom), la classe de demain ?

Le concept de « classe inversée » se développe de plus en plus en Amérique du nord et connaît un succès grandissant.

Ce modèle part d’une idée très simple : le temps passé en classe doit servir à interagir et à travailler ensemble plutôt qu’à écouter le professeur de façon passive.

Plusieurs enseignants ont adopté cette méthode, y compris en France où cette approche commence à faire des émules.
Le fonctionnement est le suivant : les élèves reçoivent des cours sous forme de ressources en ligne (des vidéos, des cartes, des cours) qu’ils vont pouvoir étudier chez eux. Ce contenu pourra même être validé (l’élève devra par exemple répondre à un questionnaire) afin que le professeur vérifie que le cours a bien été étudié.
Au lieu de faire des devoirs à la maison suite à un cours entendu en classe, on étudie chez soi pour mettre en pratique avec le professeur et ses camarades.
En réalité, on va surtout profiter du temps libéré en classe pour organiser des activités, des projets de groupe et des échanges qui vont donner un vrai sens au contenu scolaire.

Ce nouveau modèle, qui semblerait avoir déjà fait ses preuves, présente beaucoup d’avantages tant pour l’élève que pour l’enseignant.

L’élève n’est plus passif des heures durant en enchaînant les cours différents. Il peut s’exprimer, participer à des travaux, communiquer avec son prof comme avec ses camarades autour d’une leçon étudiée en amont. Il pourra ainsi comprendre ou approfondir des points qu’il n’aurait pas bien compris. Certains diront qu’il peut enfin « vivre » en classe.

Le professeur n’est plus obligé de délivrer son savoir de façon répétitive devant un auditoire qui n’est plus attentif (surtout en fin de journée après déjà plusieurs heures de classe). Il se transforme alors en tuteur ou en « coach » en quelque sorte, qui organise les travaux de groupe, dirige les exercices, répond aux questions. Il instaure alors un autre rapport avec ses élèves en devenant une aide, un soutien, un guide plutôt qu’un censeur autoritaire et obligé de l’être.

Autres avantages indéniables de la classe inversée

Lorsque l’élève étudie à la maison, il peut aller à son rythme ; mettre sur pause, revenir en arrière, revoir à tout moment un passage. Beaucoup d’entre nous se souviennent d’avoir « décroché » lors d’un cours de math par exemple et de passer le reste du temps à se demander ce qui se passe et à espérer que le prof va rapidement demander si tout le monde a compris et à avoir le courage de lever la main. En effet, dans le modèle classique, peu d’élèves osent interrompre un cours et avouer qu’ils n’ont pas compris quelque chose, ils passent alors le reste de l’heure perdus car il leur manque un élément, et quand vient la fin du cours, le professeur n’a bien souvent plus de temps pour répondre aux questions.

« Tu me dis, j’oublie.
Tu m’enseignes, je me souviens.
Tu m’impliques, j’apprends. »
- Benjamin Franklin

Mais quelques contraintes…
Cette méthode nécessite évidemment une technologie (ordinateur, tablettes…) qui doit être mise à disposition de tous les élèves.
D’autre part, les cours et leçons doivent être mis sous un format interactif et doivent donc être pour la plupart repensés. La classe inversée nécessite des cours en vidéo de qualité. Tous les professeurs ne souhaitent ou ne peuvent pas en produire. Mais il suffit qu’une personne partage son travail pour que toutes les autres puissent ensuite l’utiliser
Les enseignants doivent aussi reconstruire leurs cours, vérifier que les leçons ont bien été vues à la maison, diriger les travaux en classe sans se laisser déborder, instaurer un nouveau rapport de discipline évidemment indispensable en classe.

Le professeur doit aussi s’attendre à une période d’adaptation, où il devra régulièrement faire des ajustements et des mises au point avec les élèves avant d’être vraiment à l’aise.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, le concept de classe inversée mérite qu’on s’y intéresse. Il est temps de repenser l’éducation. Un beau pari pour les profs de demain (et d’aujourd’hui !!)

Plus d’infos et témoignages sur www.classeinversee.com

Comment choisir une école ?? Suivez les enfants de profs !

Les parents d’élèves développent ces dernières années, des stratégies pour inscrire leurs enfants dans l’école de leur choix.

Choix des options, demande de langue rare, demande de dérogations en tous genres, ou tout simplement piston, on ne recule devant rien quand il s’agit de l’avenir de nos enfants, n’est-ce pas ?

Les profs-parents ne dérogent pas à la règle, au contraire ! Ces parents « professionnels » seraient ceux qui demandent le plus de dérogations à la carte scolaire ! Et quand vous vous étonnez que leur enfant ne soit pas scolarisé dans le lycée où ils enseignent, vous vous entendez répondre que c’était son choix à lui ou encore que prof et enfant ne voulaient pas prendre le risque de se retrouver en classe ensemble ! Qu’importe, dans tous les cas, ce n’est pas bon signe car qui mieux qu’un prof connaît son école et son fonctionnement !?

Alors comment ces profs-parents choisissent–ils l’école pour leur enfant ? C’est la question que s’est posée Robert BALLION, sociologue, qui a mené une enquête sur les stratégies de choix d’établissement.
Les enseignants s’intéressent en premier lieu à la qualité de l’enseignement plus qu’aux indicateurs courants que sont les résultats au bac ou au brevet des collèges. Ils se méfient aussi de la bonne renommée de certains établissements qui perdure alors que la « qualité » n’est plus au rendez-vous. A contrario, certaines écoles se traînent de mauvaises réputations alors qu’un changement de direction, le renouvellement des professeurs en ont fait des écoles performantes. Ce sont ces écoles que les profs, qui sont au cœur du sujet, savent dénicher !

Il faut dire que cette course aux résultats, au palmarès des collèges et lycées, qui fleurissent chaque année au moment des inscriptions, ont eu certains effets pervers. Sous la pression des parents qui épluchent ces statistiques, certains proviseurs ont mené une politique uniquement dans cet objectif, aussi bien dans les lycées publics que privés. Redoublements en hausse, orientation dans des filières, comme par exemple la voie technologique (STMG, ST2I…) qui ont soudain toutes les vertus mais que « malheureusement » le lycée ne propose pas ! Cette façon de se débarrasser des élèves les moins brillants (et pas forcément les plus nuls !) est une pratique courante que beaucoup de lycées utilisent pour améliorer leur sacro-saint score au Bac. Pour ceux, de plus en plus nombreux, qui ont déjà atteint les 100%, la course aux mentions Bien et Très bien est désormais ouverte !!! Ne nous y laissons pas prendre !
Le bon lycée va être celui qui accompagne l’élève de la seconde jusqu’au baccalauréat dans les meilleures conditions d’aide, de soutien et d’approfondissement. Et sauf si votre enfant est un élève brillant, motivé par l’esprit de concurrence et la pression scolaire, méfiez vous des lycées dits « d’excellence » qui ne sont pas adaptés à tous les profils. Et d’ailleurs pour les études post-bac, mieux vaut avoir un bon dossier dans un lycée « normal » que de mauvaises notes dans un « bon » bahut !
Conclusion :
Que penser du fait que les profs eux mêmes sont devenus des « consommateurs d’école » selon l’expression de Robert BALLION et qu’ils ont renoncé à changer cette école alors qu’ils en sont les acteurs principaux ?
Nous, parents d’élèves préférons ces dernières années, nous mettre en quête de la meilleure école plutôt que d’œuvrer à l’amélioration de l’école de proximité. Mais avons nous eu vraiment le choix ? Notre expérience, bien souvent, nous a montré qu’il a souvent été plus aisé de changer nos enfants d’établissements plutôt que trouver des solutions adaptées là où ils étaient.
Les prochaines réformes scolaires devraient se pencher aussi sur la place des parents à l’école et la reconnaissance de leur parole.
Nous avons tous a cœur d’œuvrer avec l’école, avec les enseignants… s’il fallait encore le rappeler.