Les Evaluations

Un constat

Alors que tous les parents s’interrogent sur le choix du « bon » établissement à chaque nouvelle étape de la scolarité de leurs enfants, il n’existe, en France, aucune évaluation ou classement des établissements scolaires comme c’est le cas, par exemple, en Grande Bretagne.

Les seules informations publiées sont les taux de réussite au baccalauréat pour les lycées et les taux de réussite au Brevet. Aucune donnée concernant les écoles primaires n’est connue du public, en particulier les évaluations du niveau des élèves organisées dans chaque école en fin de CE2 et de CM2. Enfin, les informations fournies par les institutions (Éducation nationale, collectivités territoriales) se limitent à des listes d’établissements sans autre critère que le nombre d’élèves, la situation géographique ou les spécialités.

Le système scolaire français n’a pas la culture de l’évaluation, pourtant….

L’enquête PISA qui évalue et compare entre 65 pays les compétences des élèves de 15 ans jugées essentielles pour leur vie d’adulte classe la France à la 25ème place sur 65 pays et à la 18ème place sur les 34 pays membres de l’OCDE, soit dans la moyenne de ces pays mais loin derrière ceux qui lui ressemblent en terme de niveau de vie et de richesse économique.

PISA (Programme for International Student Assessment) est centré, comme le socle commun, sur les compétences acquises et non sur les programmes enseignés.

Conduite sous l’égide de l’OCDE, PISA évalue la capacité des jeunes à utiliser dans la vie courante les compétences acquisespendant la période de scolarité obligatoire. Ses résultats sont considérés comme des indicateurs de la performance des systèmes éducatifs et permettent d’établir des comparaisons internationales. La mise en œuvre de procédures standardisées d’enquête, sous la responsabilité du ministère de l’Education Nationale, permet de garantir la comparabilité des résultats.

Quelles sont les connaissances et compétences évaluées ?

Les champs couverts relèvent principalement de la compréhension de l’écrit, de la culture mathématique et de la culture scientifique. Renouvelée tous les trois ans, l’enquête met l’accent sur un domaine majeur qui représente les deux tiers du questionnaire : compréhension de l’écrit en 2000, culture mathématique en 2003, culture scientifique en 2006. L’enquête PISA 2013 a mesuré les performances d’un échantillon représentatif de 5 700 élèves de 15 ans scolarisés dans les collèges et lycées français. En 2013, elle a porté principalement sur la culture mathématique.

Une question : Comment choisir une école ?

L’établissement a-t-il bonne réputation ? Comment sont les professeurs ? Le niveau est-il élevé ? Quelles sont les fréquentations ?… Les questions sont nombreuses, mais où trouver les réponses?

Si les parents décident souvent conjointement du choix d’une école, ce sont en majorité les mères qui s’informent (Stratégies familiales de choix de l’école, Agnès Van Zanten, sociologue). Leur choix est davantage guidé par le bien-être et le développement global de leur enfant que par les statistiques de réussite aux examens, quand celles-ci existent. Les sources d’informations sont essentiellement l’expérience de l’entourage, le bouche à oreille, la réputation bonne ou mauvaise (et très subjective) de certains établissements…

Les évaluations d’Ecolemania

Les évaluations d’ECOLEMANIA ont un objectif aussi simple qu’ambitieux : structurer et amplifier les échanges d’informations entre parents d’élèves désireux de s’entraider dans le choix d’un établissement scolaire en témoignant chacun de leur expérience.

La méthode 

La mise en ligne d’un recueil standardisé d’informations sur chaque école, collège et lycée de l’enseignement privé, à renseigner par les parents et les élèves qui les fréquentent ou les ont fréquenté. 

Une sélection de 12 items qui explorent les principaux critères d’évaluation d’un établissement scolaire : de  la motivation et l’investissement de l’équipe pédagogique au  bien-être de l’élève  en passant par  la rigueur de la discipline  et  l’accueil et l’écoute des parents …. C’est la première fois que le bien-être de l’élève, pourtant reconnu comme un facteur prédictif essentiel de la qualité des apprentissages, est pris en compte dans l’évaluation d’un établissement scolaire ! Cette enquête est suffisamment détaillée pour permettre la sélection d’un établissement scolaire en fonction des besoins et de la personnalité de l’élève.

Un système de « note » qui mesure, pour chaque item, le degré de satisfaction du parent par le déplacement d’un curseur entre deux extrêmes, de « l’absence de satisfaction » à la « satisfaction maximale » (à l’exception du bien-être de l’élève évalué par lui-même).

Les parents ne notent donc pas les « compétences » de l’école mais ils notent leur degré de satisfaction, leur sentiment que les performances de l’école ont comblé – ou pas – leurs attentes.

Cette méthode de mesure, dite « échelle visuelle analogique », a été validée pour l’évaluation quantitative (chiffrée) d’événements subjectifs comme la douleur, le plaisir, la satisfaction… Cette méthode permet, pour chaque établissement, de calculer les moyennes obtenues par chacun des items sur l’ensemble des témoignages enregistrés et de guider les parents dans le choix de cet établissement en mettant en lumière ses principales caractéristiques selon le vécu de ses utilisateurs.

Les thématiques évaluées

  • L’enseignement

Le Centre d’Etudes Stratégiques, se basant sur un ensemble de recherches menées dans le domaine de l’éducation, a confirmé l’intuition de nombreux parents : les progrès de leurs enfants dépendent de manière significative du talent et des compétences de leurs professeurs.

Mais le talent et les compétences des professeurs sont un sujet tabou en France. Ils sont supposés acquis du simple fait des diplômes obtenus et la question ne se pose donc pas.

Le système éducatif français gagnerait pourtant à s’inspirer des méthodes utilisées dans nombre de pays de l’OCDE (et dans certaines écoles privées hors contrat) plutôt que continuer à s’affranchir de toute évaluation et obligation de performance.

 : « En France, seuls 13 % des élèves sont scolarisés dans un établissement leur demandant un retour écrit sur ce qu’ils pensent de leurs leçons, de leurs enseignants et des ressources de leur établissement (soit le plus faible pourcentage de tous les pays et économies participant à PISA 2012). En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 61 % des élèves sont scolarisés dans des établissements leur demandant de donner leur avis. » Etude PISA

ECOLEMANIA propose l’évaluation de 4 items dédiés à l’enseignement d’après le degré de satisfaction des parents d’élèves :

    • « Professeurs » concerne la motivation, l’investissement, la bienveillance, le charisme de l’équipe pédagogique.
    • « Suivi des élèves /soutien » concerne le suivi du travail de l’enfant, l’accompagnement de ses difficultés, la valorisation de ses progrès.
    • « Progrès » concerne l’évolution scolaire de l’enfant en termes d’implication, de motivation, d’intérêt, de résultats.
    • « Options et activités périscolaires » concerne l’offre de l’école en activités sportives, linguistiques, culturelles, etc… qui participent de l’éducation au sens large.
  • La vie à l’école

La qualité de vie des élèves en dehors du temps passé en classe dépend de plusieurs facteurs allant de la qualité de la cantine à la rigueur de la discipline en passant par la propreté des locaux, le confort des lieux d’études (CDI, salle informatique, laboratoire de langues) ou encore l’offre en loisirs et temps de récréation.

L’école est rarement jugée sur ces critères qui s’effacent devant ceux plus classiques traduisant la réussite ou l’échec des élèves. Pourtant, la performance scolaire a toutes les chances d’être meilleure si les élèves, les enseignants et les personnels trouvent dans l’École des conditions de travail et de vie agréables et stimulantes.

ECOLEMANIA propose aux parents de noter leur satisfaction sur 4 items dédiés à la vie à l’école :

    • « Cantine » concerne la qualité et l’organisation des repas (cuisine intégrée ou livraison, self-service, durée du repas, agrément de la salle, prix…).
    • « Exigence scolaire/Discipline » concerne la rigueur du règlement intérieur, le respect des règles, les sanctions mises en place.
    • « Étude/Garderie » concerne la qualité, l’amplitude horaire et le coût de ces services.
    • « Établissement » concerne la situation géographique de l’établissement, l’existence d’espaces verts, les locaux, les installations sportives, les équipements…
  • Les relations Ecole/Parents

La loi (article L 111-4 du code de l’éducation) affirme que les parents sont «membres de la communauté éducative » et que «leur participation à la vie scolaire» et le «dialogue avec les enseignants» et les autres personnels sont «assurés dans chaque école et dans chaque établissement».

L’appartenance à une communauté suppose une connaissance partagée des règles qui en régissent le fonctionnement et un respect réciproque des membres qui la composent. Or, les parents doivent souvent faire face à la réelle opacité du système éducatif dont l’organisation complexe possède son langage et ses usages. Et l’école porte souvent trop peu d’attention à la qualité de sa communication avec les familles.

Pourtant les directives les plus récentes de l’Education Nationale encouragent l’intégration des parents à la communauté scolaire en tant que facteur de réussite des missions de l’Ecole.

ECOLEMANIA propose l’évaluation de 4 items dédiés aux relations école-parents :

    • « Relations avec les intervenants scolaires » concerne l’accueil, la disponibilité, l’écoute des différents personnels de l’école : professeurs, direction, administration, CPE…
    • « Relation avec les associations de parents d’élèves » concerne le sentiment des parents de bien connaître leurs représentants, d’être informés de leur rôle et de leurs activités et, le cas échéant, d’être écoutés et représentés par eux.
    • « Votre niveau d’information » concerne le sentiment des parents d’être informés en temps utile de tout ce qui se passe à l’école susceptible de les concerner (par le biais de réunions, affichages, carnet de liaison, site web, Espace Numérique de Travail…).
  • Le bien-être de l’élève

Le bien-être des élèves, entendu comme l’appréciation subjective de leur expérience à l’école, est une notion récente en France.

Plusieurs études démontrent pourtant que la qualité de l’expérience scolaire est essentielle pour les compétences sociales de l’enfant et ses capacités d’apprentissage.

La principale enquête internationale portant sur ces thématiques est l’Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) qui analyse diverses dimensions de la santé des élèves âgés de 11, 13 et 15 ans dans 41 pays.

Plusieurs pays, en particulier anglo-saxons et scandinaves, privilégient le bien-être de l’élève dans leur pédagogie scolaire grâce à différentes actions :

  • Une implication de l’ensemble de la communauté éducative (personnels, élèves, parents).
  • La valorisation de la coopération entre élèves avec la mise en place de travaux collectifs en petits groupes favorisant l’entraide. (Selon l’étude PISA, seuls 55 % des élèves français jugent que leurs camarades de classe sont gentils et coopératifs, contre 83 % des élèves suédois. La France souffrirait d’une forte compétition entre ses jeunes).
  • Un système d’évaluation adapté à chaque élève (en Finlande, par exemple, les lycéens peuvent repasser une épreuve quand ils ne sont pas satisfaits de la note obtenue) et une notation qui valorise les efforts et les progrès et pas seulement le résultat.
  • Restaurer le sentiment de justice scolaire. Plus d’un tiers des élèves français considèrent être traités de façon injuste et inéquitable contre un sur dix au Danemark ou aux Etats-Unis (Pisa 2003). Ils déclarent ne pas être écoutés et ne pas être évalués à leur juste valeur. Restaurer le sentiment de justice scolaire pourrait passer par une diminution du redoublement ou par une orientation moins subie.
  • Un rythme scolaire réellement plus adapté. La journée scolaire des Français est la plus longue d’Europe ! Et leur année scolaire est la plus courte (144 jours par an contre 180 jours en moyenne dans les pays européens).
  • Rendre plus accueillant l’environnement scolaire. Le sentiment d’appartenance à la communauté éducative est l’élément d’un cercle vertueux, tant pour les élèves que pour les adultes. L’amélioration du “vivre-ensemble” dépend aussi de la convivialité qui existe entre les adultes et de l’accueil réservé aux familles.

ECOLEMANIA permet à l’élève d’exprimer le niveau de bien-être qu’il ressent dans son école, c’est à dire son sentiment d’y être reconnu, valorisé, soutenu, traité de façon équitable!

En savoir plus : Résultats PISA sur www.oecd.org

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