DOSSIER N°5 : Des élèves « différents »

DOSSIER N°5 : Des élèves « différents »

 

Dans de dossier :

Les DYS

 Les élèves précoces

La phobie scolaire

 

LES DYS

« Dys ». Ce mot étrange désigne différents troubles cognitifs spécifiques : dyslexies, dysphasies, dyscalculies, dyspraxies, dysorthographies, troubles de l’attention qui apparaissent au cours du développement de l’enfant, avant ou lors des premiers apprentissages.

Ces troubles ont des répercussions sur la vie scolaire et sociale de l’enfant et peuvent provoquer un déséquilibre psycho-affectif. Certains de ces troubles affectent les apprentissages précoces et ont toujours des répercussions sur les apprentissages scolaires.

IMG_0131Les troubles DYS sont innés. Toutefois, certains enfants victimes d’un traumatisme crânien ou d’une tumeur cérébrale peuvent, eux aussi, développer des troubles cognitifs affectant les apprentissages.
Aucune étude fiable n’a chiffré l’incidence des troubles DYS en France. Mais ils toucheraient 6 à 8% de la population.
Repérage, dépistage et diagnostic sont déterminants.
Le diagnostic précoce des troubles DYS permet aux enseignants et aux parents d’adopter une attitude adaptée au déficit identifié et, ainsi, d’en limiter au maximum les conséquences.
Les enseignants, correctement informés du diagnostic, peuvent limiter la portée des troubles graves grâce à une pédagogie adaptée et facilitante (mise en place de contournements comme, par exemple, éviter les doubles consignes). Le diagnostic précoce des troubles DYS réduit donc les difficultés de l’enfant, ses échecs et surtout les jugements erronés portés sur son travail. Car l’enfant DYS fournit énormément d’efforts pour un résultat toujours jugé insuffisant. Il perd l’estime et la confiance en lui. Il se démotive. Il peut souffrir de cette situation, déprimer, abandonner, se rebeller.
Tous les gens sont des génies. Mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il va croire toute sa vie qu’il est stupide.
Albert Einstein

Rôle des parents

En raison de leur trouble cognitif, les enfants « DYS » ont à faire plus d’efforts que les autres pour apprendre, progresser, etc. En tant que parents, vous avez un rôle important à jouer pour soutenir votre enfant dans ses efforts, notamment quand ses difficultés à l’école persistent alors qu’il travaille pourtant beaucoup, car cette situation peut, là encore, être pour lui source de découragement, de frustration, ou même de souffrance psychologique et de conflit avec son entourage. (Guide INPES- Les troubles DYS)

Pour aller plus loin (bilans, démarches, aides) :
INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) www.inpes.sante.fr
F.L.A (Fédération française des troubles spécifiques du Langage et des Apprentissages créée en 1998)
www.ffdys.com

LES ELEVES PRECOCES

« Surdoués », « précoces », « élèves à haut potentiel », le Ministère de l’Education nationale estime que 1,25% des élèves sont considérés comme intellectuellement précoces.
Le terme de « précocité » désigne une avance par rapport à l’âge en termes de compréhension et d’acquisitions.

Les capacités de l’enfant intellectuellement précoce peuvent être un atout autant qu’un handicap. En effet, la précocité intellectuelle ne garantit pas la réussite scolaire. Les difficultés scolaires sont même fréquentes chez les enfants surdoués.

L’identification rapide de la précocité permet la mise en place de stratégies pédagogiques et psychologiques adaptées. L’essentiel est de respecter le fonctionnement original de ces enfants pas tout à fait comme les autres, de leur permettre d’identifier leurs compétences mais aussi leurs points faibles, afin de les rassurer et de les aider.

Tous les gens sont des génies. Mais si vous jugez un poisson à sa capacité à grimper à un arbre, il va croire toute sa vie qu’il est stupide. Albert Einstein

La méconnaissance du profil cognitif spécifique d’un enfant représente toujours un risque d’échec scolaire. En négligeant les capacités créatives et le potentiel original des enfants précoces, l’Ecole risque d’échouer dans sa mission principale, celle qui consiste à accompagner chaque enfant, quelles que soient ses compétences, vers l’autonomie.

Contacts et sites utiles

Pour aider au quotidien les enfants surdoués, plusieurs associations proposent conseils et services répondant aux attentes des plus jeunes et de leur entourage. Vous trouverez ci-après les adresses, les sites et les numéros de téléphone de quelques unes.

Associations :

Association Nationale Pour les Enfants Intellectuellement Précoces (Anpeip)
Créée en 1971, l’ANPEIP, est une association de parents d’enfants intellectuellement précoces et de professionnels de l’éducation. Elle organise régulièrement des colloques ainsi que différentes manifestations. De nombreuses antennes existent en région.

Anpeip
26, avenue Germaine 06300 Nice
Tél : 04 93 92 10 53
Site web : http://www.anpeip.org

Association Française pour les Enfants Précoces (AFEP)
L’AFEP consacre ses activités aux enfants précoces, aide parents et enseignants à mieux les comprendre, à favoriser toutes mesures de nature à prévenir l’échec scolaire et social. Elle organise de nombreux colloques et édite plusieurs brochures.

AFEP
13 bis rue Albert Joly 78110 Le Vésinet
Tél : 01 34 80 03 90
Site web : www.afep.asso.fr

Association d’Aide à la Reconnaissance des Enfants Intellectuellement Précoces (AAREIP) L’AAREIP a pour but d’informer et de sensibiliser tous les acteurs chargés du suivi et/ou de l’éducation des enfants.

AAREIP
50 Hts de Chaffaud 01330 Villars les Dombes
Tél : 04 74 98 26 52

LA PHOBIE SCOLAIRE

En l’absence de chiffres officiels, l’association Phobie Scolaire estime entre 4 et 5 % le taux des élèves de 6 à 16 ans victimes de troubles anxieux les empêchant, sans qu’ils sachent réellement pourquoi, de se rendre normalement en classe.

La phobie scolaire n’a pas de définition précise ; elle désigne un ensemble de symptômes qui empêche des enfants (ou des adolescents) de se rendre à l’école.
Le Ministère de l’Education nationale estime que les enfants ou adolescents phobiques scolaires sont des enfants qui, pour des raisons psychologiques, refusent (ou plutôt sont dans l’impossibilité) d’aller à l’école malgré leur volonté d’y aller, et résistent avec des réactions d’anxiété très vives, voire de panique, quand on essaie de les y forcer. Les phobies scolaires sont donc à distinguer du désintérêt scolaire ou de l’école buissonnière (source MEN)

Les manifestations de la phobie scolaire sont souvent des crises d’anxiété, voire d’angoisse, mais aussi des manifestations somatiques (maux de ventre, maux de tête, évanouissement, crise de larmes…)

Les causes peuvent être diverses et sont à rechercher au cas par cas : stress post-traumatique, violence à l’école, peur excessive de l’échec, du jugement des professeurs, des autres élèves… La phobie scolaire peut être liée à une peur ancienne de la mort et de la séparation, ravivée par un décès dans l’entourage proche. Il peut s’agir aussi d’une anxiété de performance qui concerne plus particulièrement les enfants souffrant de troubles de l’apprentissage (DYS).

Des parents désemparés

Pour les parents, il n’est pas évident de comprendre la souffrance de l’enfant dont le comportement échappe à toute logique. Toute phobie paraît absurde vue de l’extérieur. Attention tout de même de ne pas confondre phobie scolaire et refus d’aller à l’école par caprice ou rébellion. La phobie scolaire relève d’une peur panique qui semble ne pas pouvoir être raisonnée.
Une prise en charge est recommandée le plus tôt possible. Comme pour les DYS, un parcours semé d’embûches attend les parents.
Une fois dépistée, la phobie scolaire doit être prise en charge par un médecin spécialiste qui peut proposer une psychothérapie voire un traitement médical.

En savoir plus
Plus d’informations sur le site de l’association www.phobiescolaire.org

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Comments (4)

  1. bonjour

    j’ai mon fils qui a 15 ans le collège la fait passer en 3 eme cette année
    depuis l’année dernière il souffre de phobie scolaire du a des harcélèments qu’il a eu au collège ( il est arrivé a nous le dire en fin d’année scolaire )

    depuis la rentrée il ne peux plus aller en cours

    on la mis sous anti depresseur et je me sent impuissante vis a vis de tout sa

    on se sent tres seul pas d’aide

    on ne met pas en place des cours on est obligé de se débrouiller

    on ne c’est plus quoi faire pour le faire avancer pour qu’il reprenne confiance en lui ect

    on culpabilise on se rend malade coupable

    nous habitons cavaillon

  2. Bonjour mon fils souffre de phobie scolaire depuis un an et demi. J’envisage un changement d’etablissement adapté en région rhone alpes.Si quelqu’un à des informations à me transmetre Merci d’avance

  3. Bonjour Maman d’un enfant dépisté précoce qui a subit durant toute sa scolarité de primaire du harcèlement des adultes puis des autres enfants des troubles DYS sont apparus par la suite aujourd’hui phobique scolaire …il cumule les trois points que vous soulevez sur ce site
    En terme de réveil j’ai beaucoup de choses à raconter des mes relations avec l’EN du moins ses représentants qui s’avouant « ignorant » en devienne pas moins des torsionnaires pour enfants différents
    La violence qui est reprochée aux enfants je peux témoigner qu’elle émane directement de ces adultes dépassés par le nombre le manque de culture le manque de formation et l’idée qu’un formatage pro ratas est possible à l’aube du 3 ème millénaire …
    Nous marchons sur la tête
    Mais que faire Il y a tant d’enfant qui finissent par vouloir se supprimer il y a tant d’enfant qui finissent par se rebeller et ne plus travailler au point de finir dégouter de tout ces apprentissages qui n’arrivent pas à les intéresser
    Combien de parents sommes nous ? Pouvons nous compter sur nous nos expériences et nos déboires
    transmet mon adresse mail à qui souhaite partagé
    Mon fils est aujourd’hui hors d’un collège c’est mieux pour lui pour sa santé pour son équilibre et pour sa vie …Il ne retournera pas dans le système qui a souhaité le briser en quelques années parce qu’il pointait ses dysfonctionnements et parce qu’il n’arrivait pas du tout à comprendre ce qui était dit parce …c’était du blabla pour lui

  4. Bonjour, je suis dans le même cas que vous et je suis totalement désespérée. Mon fils est également phobique scolaire, et ce depuis sa première année de maternelle ! Nous avons mis ça pendant des années sur des caprices, jusqu’à ce qu’il s’en rende malade (vomissement, taches sur le corps, prise de panique, transpiration excessive…). A présent, nous sommes au CNED, malheureusement, habitant en Guyane, tous les cours arrivent en retard (2 mois), nous prenons du retard, nous avons la pression et cette dernière n’est autre que le frein idéal à mon fils ! Donc nous n’avons plus du tout, la pression devient étouffante, il commence à nouveau à se sentir mal alors que je me suis battue afin qu’il se détende, mais je crois que le système pour ce genre d’enfants n’est absolument pas adapté voir dévastateur !! Donc je me pose la question, de quelle manière vais je lui éviter la scolarité et lui apporter sous une autre forme des connaissances qui lui permettront de réaliser un avenir « professionnel ». Je suis à présent moi-même complètement paniquée.

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