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ECOLEMANIA est le 1er site communautaire des parents investis dans la scolarité de leurs enfants.

Les parents et les profs ont des idées !

Des parents et des profs se mobilisent et créent un site pour que chacun puisse donner son avis sur des propositions concrètes.

Parents Professeurs Ensemble est une nouvelle initiative très intéressante qui part du principe que les parents et professeurs qui sont quotidiennement au coeur du système ont des idées pertinentes à partager pour améliorer notre système éducatif.

« Parents-enseignants : nous sommes co-éducateurs des mêmes enfants »

L’objectif de Parents Professeurs Ensemble est de relayer la parole des parents et professeurs et les mobiliser ensemble vers un but commun : améliorer l’école. Pour cela, cette association 1901, par le biais d’un questionnaire sur son site, permet à chacun de faire connaître son point de vue sur plusieurs propositions et même d’en soumettre de nouvelles à son tour.
A titre d’exemple quelques propositions dernièrement postées sur le site pour lesquelles vous pouvez voter :
• Rythmes scolaires : abroger la réforme
• Enfants précoces : former les enseignants à l’accueil et à la gestion de ces élèves
• Latin-Grec : sensibiliser et former les professeurs aux méthodes vivantes pour un apprentissage plus attractif et spontané
• Handicap : laisser la liberté aux écoles d’accueillir ou non un élève handicapé et soutenir les équipes éducatives qui ont fait le choix d’accueil
Ces propositions sont plus amplement expliquées sur le site.

parents et profs donnent leur avisEn marge des syndicats de l’éducation nationale, des différentes commissions et experts et des responsables politiques qui ont une vue à court terme, il semble que les parents et certains enseignants essayent de faire entendre leur voix. Mobilisons nous !

Donnez votre avis sur Parents professeurs ensemble

 

Enfin la solution aux conflits ados/parents : un nouveau jeu video !

Un nouveau jeu vidéo créé pour désamorcer les conflits entre parents et adolescents vient de voir le jour : à vous de jouer !

Clash back est un « serious game » conçu par un médecin (le docteur Xavier Pommereau, chef du Pôle de l’adolescence au CHU de Pellegrin à Bordeaux) pour résoudre les conflits (les « clashs ») entre les parents et leur ado.

Un « serious game » est un jeu vidéo « sérieux », c’est-à-dire un logiciel interactif qui combine un mode ludique et une intention sérieuse — de type pédagogique, éducative ou thérapeutique.

Ce jeu, simulateur de comportement adolescent, permet au jeune de « jouer un rôle » dans lequel il va pouvoir choisir différentes réponses et ainsi déterminer la suite de l’épisode. Par exemple, l’épisode de Chloé qui veut demander à son père l’autorisation de se faire un tatouage sur la cuisse ! (épisode n°1 « Tatoo or not tattoo ?).
Les répliques, choisies par le joueur, donnent à chaque fois lieu à un scénario différent. «J’ai pris une tôle en maths», «Lâche l’affaire, j’te dis ..!», ou encore «Tous des cons dans cet appart’ pourri!». La partie peut s’achever en 10 minutes mais aussi s’étendre à 45 minutes. Elle ne se termine pas forcément bien ni avec une solution mais que les parents se rassurent en aucun cas, à la fin, ils ne risquent de se faire embrocher comme dans Assassin’s Creed ou trouer la peau à la mitraillette comme dans Call Of Duty.
En revanche, et c’est là où le jeu présente un intérêt, la partie débouche sur un profil du joueur en fonction de ses choix, sous la forme d’un diagramme établi à partir de 5 paramètres cotés pour chaque réplique choisie (impulsivité, sincérité, adaptabilité, expression des émotions et compréhension de la situation).

Jeu video Clash back

Jeu video Clash back

Il se poursuit par un bilan complet commenté par l’avatar du Docteur Pommereau , réplique par réplique, donnant accès à des rubriques détaillées sur les enjeux de l’adolescence et les complications de la vie de famille à cet âge. Chaque partie peut être interrompue, rejouée , imprimée, et même sauvegardée dans des dossiers e-ados (selon la formule d’abonnement choisie).

D’abord destiné aux professionnels en charge de l’adolescence (soignants, thérapeutes, éducateurs, enseignants) le jeu est aussi disponible aux particuliers, c’est à dire aux parents d’ados un peu dépassés.

Les thèmes abordés dans le jeu sont propres aux adolescents: famille recomposée, petit ami, troubles de comportement alimentaire, téléphone/sms, tatouage…

Graphisme et animation peuvent encore faire des progrès et le coût d’un épisode reste élevé (à partir de 38 euros l’épisode) mais enfin tout dépend du bénéfice que l’on en retire.

Si les menaces de retrait du téléphone portable, de l’ordi, de la tablette, et de la console de jeu sont restées sans effet, renoncez aux punitions 2.0 et optez pour cette bonne idée de cadeau pour son prochain noël !
Découvrez la présentation du Jeu Clash back

Savez-vous parler le langage djeuns ?

 

 Vous ne parlez pas Djeun’s ? Alors petite séance de rattrapage avec SerialMother, quelques mots et les dernières expressions qui vous éviterons de rouler des yeux ronds en entendant vos ados, préados et post-ados s’exclamer :

 

C’est swagg ! C’est cool, c’est bien, c’est branché, ça le fait quoi !

 

T’inquiète, ça passe crème. Aucun problème en vue.

 

Un BFF . Best friend Forever. Obligé d’en avoir un certain nombre si vous voulez être « populaire »

 

WTF. Pour dire What the fuck, qu’on ne décrit plus. Mais que se passe-t-il donc ?

 

J’avoue.Remplace « grave » qui remplaçait « carrément », « c’est vrai », « ouais »

 

J’ai le seum. L’impression que ça ne va pas fort (je suis dégouté, les boules etc…)

 

Elle a craqué son string ! Elle a pété un câble, une durite, un boulon !

 

Trop pas. « J’ai trop pas envie d’aller en cours », beaucoup plus persusif que « j’ai pas trop envie d’aller en cours »

 

Ça me fait bader. Du mot « bad » donc pas bon signe.

 

En soumsoum. En sous-marin c’est à dire discretos !

 

Des barres : “J’me tape des barres”. C’était trop drôle !

 

YOLO : Fait penser à Yallaaah mais signifie en réalité You only live once, nouvelle version de notre bon vieux  « carpe diem »

 

Et plein d’autres encore, allez, Tchuss(ciao, bye, à bientôt) !!!

 

Si dès potron-minet, vous aviez envie d’enrichir votre terminologie adolescente, vous pouvez toujours vous procurez thésaurus et autres dictionnaires dédiés.

Mais attention, ce vocabulaire devient rapidement obsolète, has been ou boloss si vous préférez !

Dictionnaire Ados-Français, Stéphane Ribeiro, First Editions, 512 pages, 15 euros.

 

 

 

La fin du redoublement est-elle une bonne chose ?

Selon une étude de l’Education nationale : « le redoublement s’avère peu équitable et inefficace du point de vue des progrès individuels des élèves. Il affecte négativement la motivation, le sentiment de performance et les comportements d’apprentissage de ceux-ci et les stigmatise : à niveau égal en fin de troisième, les élèves en retard obtiennent de moins bonnes notes que les élèves ‘à l’heure’, sont moins ambitieux que ceux-ci et sont plus souvent orientés en filière professionnelle. ».

La décision semble faire également l’unanimité dans les études internationales sur le sujet : Le redoublement n’améliore pas les résultats d’éducation.
Rappel des différents arguments pour justifier sa suppression ou, tout du moins, sa diminution :
- Les pays à forts taux de redoublement affichent de moins bonnes performances.
Au niveau international, un taux élevé de redoublement est généralement synonyme de piètres résultats globaux (voir PISA : http://www.oecd.org/pisa/pisainfocus/).
- La pratique du redoublement est un facteur de démotivation. En France, les élèves qui redoublent en sont souvent informés bien avant la fin de l’année scolaire et sont démotivés pour le temps restant.
- Le redoublement est injuste ou perçu comme tel. Dans la majorité des pays, le redoublement fait généralement suite à une évaluation des élèves par les enseignants ou l’établissement à la fin de l’année scolaire. Cependant, les critères utilisés pour décider d’un redoublement ne sont pas normalisés et diffèrent non seulement entre les régions, villes et établissements scolaires, mais aussi parfois entre les classes d’un même établissement avec la notation plus ou moins sévère des notations.
- Le redoublement a un coût économique non négligeable. Le redoublement a un coût économique : les élèves restent non seulement scolarisés plus longtemps que prévu dans le système d’éducation, mais leur entrée sur le marché du travail s’en trouve également retardée. En 2009, le coût du redoublement a ainsi été chiffré à 2 milliards d’euros par an par le ministère de l’Éducation.
Quelles alternatives au redoublement ?
Pour autant, la diminution ou la suppression du redoublement, même si c’est une mesure nécessaire, ne permettra pas de résoudre les problèmes du système d’éducation français si d’autres initiatives ne sont pas mises en place pour lutter contre l’échec scolaire. Quelques pistes qu’il serait urgent d’étudier :
▪ La Finlande et les Pays-Bas figurent tous deux dans le haut du
classement de performance. Ces deux pays essaient de limiter le redoublement : en Finlande, par des pratiques pédagogiques où l’enseignant adapte son cours au niveau des élèves et aux Pays-Bas, par du soutien scolaire organisé au sein des établissements.
▪ Au Portugal, le taux élevé de redoublement a poussé le gouvernement portugais à investir, entre 2005 et 2009, davantage de ressources en triplant le nombre de bénéficiaires de son programme d’action sociale scolaire. En parallèle, les enseignants ont reçu des formations complémentaires et un système d’évaluation (des enseignants et des établissements) a été mis en place afin d’augmenter la responsabilisation, initiatives qui ont permis une progression significative des résultats des élèves de 15 ans portugais en compréhension de l’écrit entre 2000 et 2009. Sur la période 2004-09, le taux de redoublement dans la 9e année d’études a également connu un recul important, passant de 21.5 % à 12.8 %.

- Le nombre d’élèves par classe et la formation des enseignants, afin de «mieux les préparer à affronter des classes hétérogènes». De l’autre côté, revoir les programmes et la pédagogie (cf : La classe inversée) permettrait aux enseignants d’être davantage au contact des élèves.

- Il faudrait recentrer les apprentissages sur les fondamentaux en primaire, car les causes de l’échec sont là : 20 % des élèves arrivent en 6e sans maîtriser la langue française et 30 % sans maîtriser les fondamentaux scientifiques et mathématiques.

- Enfin, on pourrait décider de réduire les programmes, surchargés, en se concentrant sur les fondamentaux (lire, écrire, compter) afin de gagner du temps et de pouvoir réduire la taille des classes dans les zones les plus défavorisées. On pourrait également profiter de ce temps pour donner plus de place au sport ou à la création, sur le modèle allemand, afin d’aider les enfants à retrouver de la motivation et du sens à leur parcours scolaire.

- Favoriser le soutien scolaire et les cours de rattrapage. Comme en Italie, les écoles sont tenues d’organiser des cours de remise à niveau durant les vacances scolaires.

- Il existe aussi des alternatives pour penser la progression de chaque élève, à son rythme. On peut par exemple appliquer vraiment les cycles pluriannuels qui doivent, théoriquement, permettre aux élèves d’intégrer les savoirs et les compétences sur plusieurs années (cycles)

- Revoir l’évaluation et les modalités de la notation ( Faut-il supprimer les notes ? ) pour inciter, encourager plus que sanctionner.

Le redoublement n’est pas forcément à bannir mais à traiter au cas par cas.
– « J’ai vu des élèves redoubler en seconde et se reprendre, dès lors qu’ils sont bien accompagnés et que l’on a travaillé avec eux le sens de ce redoublement. » constate Nathalie Broux, 38 ans, professeure de français au lycée du Bourget-microlycée 93 (Libération 11/11 /2014) « Je vois des jeunes, souvent issus des cités, qui déboulent au lycée en seconde générale alors qu’ils n’ont aucun code et ils n’y arrivent pas. Comme on ne fait pas redoubler, on les oriente en première professionnelle alors même qu’ils veulent rester en général, (…) Or, certains ont parfois besoin de temps et on ne leur laisse pas.»

Le redoublement constate l’échec scolaire et n’en est pas la cause. En supprimant le redoublement sans mettre en place des alternatives, on ne résoudra aucun problème. Et cette mesure ne fera que redéfinir notre conception de la réussite et de l’échec, plutôt que de s’attaquer aux véritables causes de l’échec scolaire en France.

Création d'un Ministère des Bonnets d'âne !


Une mobilisation de parents d’élèves qui va faire parler d’elle !
UN COLLECTIF DE PARENTS de Saint-Denis, a créé le « Ministère des bonnets d’âne ».

Ni parti, ni syndicat, ni même association, ils se présentent comme parents, grands-parents, enseignants, animateurs, voisins, cousins etc… révoltés par ce qui se passe dans leur Ecole : manque de moyen, désorganisation, pénurie d’enseignants remplacés par des « adultes » recrutés en urgence à Pôle Emploi.

Ils font part de leurs revendications et aussi de leurs idées dans un communiqué aussi original que percutant.

Présentation des bonnets d’âne

Ils se mobilisent aussi sur le terrain, en se réunissant sous un chapiteau, siège d’un nouveau « ministère des bonnets d’âne », pour protester contre les ratés de l’Education nationale dans la ville et le département et organiser des ateliers pour les enfants et les parents, des débats et des spectacles. Ils veulent également récolter les témoignages des parents pour constituer un recours auprès du Défenseur des droits.

Ministère des bonnets d'âne

Etre parent d'ado

 Un grand merci à Natacha pour cet article de toutsurmonado.fr

Il n’est pas toujours facile d’avoir un comportement exemplaire devant son ado. Pourtant nous servons de modèle à ces enfants qui grandissent en copiant notre attitude et nos expressions tout en voulant se détacher de ce que nous sommes.

La situation peut parfois nous échapper : une insulte peut fuser, une critique envers un membre de notre famille ou un voisin peut parfois nous trahir, un reproche envers le boss peut se répéter, un avis virulent envers un chauffeur peut nous desservir, bref les situations ne manquent pas où la provocation et l’injure sont notre lot parfois quotidien. Mais chaque jour, notre ado nous observe et nous écoute même s’il ne semble en aucun cas vouloir devenir ce que nous sommes. D’ailleurs à cet âge-là, l’ado a besoin de se détacher de ses parents et pour cela il va renier ce qu’on est et ce qu’on dit. Mais au fond d’eux, nous restons des modèles. Déjà plus jeunes, ils copiaient nos mimiques et essayaient de répéter ce qu’on pouvait bien dire. Ils vont se construire en tant qu’adultes grâce à ce que nous sommes et à ce qu’on peut bien dire.

Nos ados s’inspirent malgré tout de notre comportement. Ils s’approprient nos idées et nos opinions. Et si nous sommes toujours dans la négative, jamais contents de notre travail, toujours injurieux envers les autres et jamais satisfaits de ce qu’on a, alors notre ado sera comme nous. Du coup, il se demandera si ça vaut le coup d’aller travailler si c’est pour se faire harceler par son boss, il se demandera si ça vaut le coup d’avoir des relations si c’est pour toujours les critiquer et il se demandera aussi si ça vaut le coup de faire les choses si c’est pour être toujours déçu. Et oui un ado gobe malgré tout,tout ce qu’on raconte et si notre discours est toujours négatif, il se comportera comme une personne déjà désabusée par la vie. Et ce n’est pas ce que l’on projette généralement pour notre ado.

Il suffirait d’être finalement attentif à notre discours, de voir les choses plus positivement pour donner envie à notre ado d’être plus optimiste. Il ne s’agit pas d’être hypocrite mais d’être modéré quand on s’exprime. Cela permettra par ailleurs à notre ado de ne pas être excessif dans ses propos. Il apprendra à s’exprimer et à communiquer raisonnablement, à avoir des idées et ses propres opinions. Votre objectif est que votre ado pense par lui-même, qu’il ait une bonne impression de ce qu’il attend dans sa vie future qu’elle soit sociale ou amoureuse. L’idée n’est pas que vous changiez du jour au lendemain (ce qui est impossible) mais bien de transmettre à votre ado le respect même s’il sera amené à côtoyer des personnes indignes d’intérêt.

Il nous revient donc d’être prudent sur nos propos qu’on peut parfois regretter. Les reproches, les gestes déplacés peuvent nuire au comportement de notre ado. Et en prenant la vie du bon côté, on évite qu’une attitude trop négative déteigne sur les autres.

L’avis du psy : si le respect, la gentillesse, la tolérance, et bien d’autres, sont importants pour vous, alors vous devez vous comporter comme cela, en tout cas dans la mesure du possible. Il est important que vos actes soient le reflet de vos pensées, et donc des pensées que vous transmettez (peut-être sans bluff sans vous en rendre compte) à votre ado. Cohérence, cohérence ! Pour autant, vous avez le droit de déraper, vous n’êtes pas infaillible, parfait, et ce n’est d’ailleurs pas une mauvaise chose que votre ado le sache. Il est bon d’avoir un modèle solide et droit mais il est angoissant d’avoir un modèle parfait difficilement égalable.

Par Jenny Liberge.

Et plein d’autres articles sur Toutsurmonado.fr

 

 

59 astuces pour décoder votre ado !

Ado Mode d’emploi

http://www.amazon.fr/astuces-pour-d%C3%A9coder-votre-ado-ebook/dp/B00HEZJ8YI1535637_1414685565437777_1550945521_n

Tout d’abord je remercie Emma , de Ecole Mania d’avoir eu la gentillesse de m’accueillir sur leur blog.

Je m’appelle Marie-Do, voici mon histoire :

Il était une fois, une Maman de 3 enfants, « qui se trouva démunie quand l’adolescence fut venue ».

Elle chercha des réponses dans les livres, mais rien ne répondait à ses questions
dans ces guides, concernant les problèmes pratiques et existentiels, qu’elle rencontrait au quotidien avec ses adolescents.

Et là elle eut «the flash » :

Pourquoi ne créerait-elle pas un blog pour prendre conseil et partager avec les autres parents ses astuces ?

C’est ainsi que naquit ADO MODE D’EMPLOI, un blog sur l’adolescence, dans lequel on trouve des informations utiles et efficaces, mais traitées avec humour.

Je vais maintenant vous livrer certaines de mes astuces préférées, testées et validées par les parents d’ados mais pas forcément approuvées par nos adolescents (on se demande bien pourquoi ? ☺ ) :

• Comment réveiller son ado le matin ?

• Le lâcher de petit frère ou petite sœur

La méthode :
Dire au petit frère ou à la petite sœur de votre ado :
« Va mon chéri faire un gros bisou à ton frère (ou sœur), ce n’est pas grave si tu le (la) réveilles, » Maman t’autorise pour une fois à sauter sur le lit et à crier très fort si tu veux.

« Attention méthode qui peut être dangereuse, si le petit frère fait 1,75 m et 80 kilos ;) »

• Utiliser un mégaphone

Une de mes collègues de travail a osé un matin réveiller ses ados avec un mégaphone (pour info elle l’a acheté dans un magasin de farce et attrapes). Cela a bien marché : ses filles se lèvent à l’heure de peur que leur mère ne recommence.

« Mais, je ne sais pas pourquoi, ces deux filles lui ont fait la tête pendant un moment. »

• Comment lutter contre le pillage du frigo ?

Les ados ont une fois de plus vidé le frigo et en prime, ils ont même mangé ce qui était prévu pour la préparation des repas de la journée.
Vous leur faites comprendre qu’il n’est pas question que vous refassiez de courses.

Donc vous ferez à manger avec ce qu’ils ont daigné vous laisser, un bol de bouillon, par exemple, et c’est tout.

Je peux vous dire que c’est efficace, car le régime bouillon est une expérience qu’ils n’ont pas envie de réitérer.

• Comment enlever les odeurs et purifier la chambre de votre Ado.

Mettez quelques gouttes d’huiles essentielles purifiantes dans une cocotte-minute et faites chauffer jusqu’au « pschitt ».

Ensuite posez la cocotte dans la chambre de votre ado, ôtez le bouchon pour que la vapeur se vide, et la chambre de votre ado sera bien saturée en eau et purifiée.

Et Adieu les mauvaises odeurs.

• Ne pas essayer d’avoir le même langage que lui.
Si vous tentez des « TRUCS DE OUF » ou des « JE KIFFE TROP CE FILM ».
Vous êtes tranquille, votre ado risque de ne même plus discuter avec vous.
C’est trop la honte, sa mère « ELLE CAUSE COMME LUI ». Donc n’essayez même pas de vous y mettre.

• Comment éviter le « Il n’est pas question que j’aille en cours avec un spot pareil sur le nez »

Le remède miracle pour assécher rapidement un bouton, c’est le dentifrice.

Dîtes lui de recouvrit le bouton avec un petit peu de dentifrice, laissez sécher et 15 minutes après dîtes lui de se laver la joue normalement. Le bouton devrait être beaucoup plus discret (bien sûr c’est une solution provisoire).

Et plus d’excuse pour ne pas aller en cours.

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Vous voulez découvrir plus d’astuces, cela tombe bien, je viens de publier un livre sur Amazon ;) et le deuxième est prévu pour début novembre.

« 59 Astuces pour décoder votre ado »

Faut-il supprimer les notes à l'école ?

 

En France, les notes sont une institution. La notation sur 20 est une spécificité nationale, qui permet la sélection des élèves et vise à encourager la compétition. Il semblerait d’ailleurs qu’une majorité de familles soit pour le maintien des notes, ne serait-ce que pour maîtriser les codes de la réussite scolaire de leurs enfants.

D’un autre côté, les psychologues et certains professionnels de l’éducation (y compris des enseignants) constatent que les mauvaises notes sont vécues comme une sanction et sont donc un facteur de stress, de démotivation, voire d’exclusion pour l’élève. Notre système de notation souligne en effet davantage les lacunes et les erreurs qu’il ne montre les progrès (en Finlande, par exemple, les élèves ne reçoivent pas de notes avant la 4e).

Une enquête Pisa de l’OCDE montre également que « les jeunes Français sont ceux qui redoutent le plus l’erreur et s’abstiennent le plus de répondre, par peur de faire une faute ».

Alors que faut-il en penser ? Et surtout, avant de parler de supprimer les notes, que peut-on améliorer dans le système d’évaluation ? Des solutions existent… et sont déjà appliquées par un nombre croissant d’établissements et d’enseignants.

Des notes plus justes

Une notation encourageante – des notes qui prennent en compte et valorisent les progrès, les efforts de l’élève plutôt que le niveau atteint.

Diversifier les épreuves – Prévoir des contrôles diversifiés (courts, longs, oraux, écrits…) où les élèves peuvent compenser par exemple une difficulté à l’écrit par une plus grande aisance à l’oral.

Des notes pour aider et non pour être sanctionné – Prévenir les élèves des dates d’évaluation. Leur donner la possibilité d’effacer une note très mauvaise qui ferait chuter la moyenne en repassant l’épreuve après avoir retravaillé.

Evaluer sans dévaluer : des notations moins détaillées

Alors même qu’un certain nombre d’enseignants sont attachés à une grille de notation de 0 à 20 et utilisent même des demi-points, des pays tels l’Allemagne, la Finlande, les États-Unis ont recours à des grilles de notation beaucoup moins détaillées. En Allemagne, les notes vont de 1 à 6. La note 6 étant rarement utilisée. Les demi-points sont proscrits et le professeur pratique des arrondis favorables aux élèves si leur attitude en classe et leurs progrès sont satisfaisants. L’école finlandaise a aussi adopté un système de notation favorable aux élèves. Les notes vont de 4/10 (note la plus faible) à 10/10. La graduation des notes est la suivante : 4 (échec à l’exercice) ; 5 (suffisant) ; 6 (moyen) ; 7 (satisfaisant) ; 8 (bien) ; 9 (très bien) ; 10 (excellent). Il n’existe ainsi qu’une seule note (4/10) pour indiquer à l’élève qu’il a échoué à l’exercice. La même règle existe aussi aux États-Unis qui a recours à une notation par lettres de A à F, y compris à l’université.

Le recours à des épreuves communes à l’ensemble des classes d’un établissement

Parfois organisées dans les classes du lycée, ces épreuves ont le mérite de reposer sur des exercices communs et un barème commun de notation.

Donnez-nous votre avis…

« En France, les partisans des notes considèrent que celles-ci sont équivalentes à un « thermomètre » absolument nécessaire pour les élèves et les professeurs. Les défenseurs des notes ne semblent pas être conscients que chaque professeur utilise un thermomètre qui lui est propre et que, pour cette raison, la précision de celui-ci est faible. Le principe même d’une évaluation rigoureuse est de recourir à un thermomètre commun, étalonné à l’aune des mêmes compétences et critères de correction. La réforme des pratiques de notation n’est pas de supprimer des repères, mais de définir clairement des exigences communes au service des apprentissages des élèves. Le but poursuivi par les nouvelles formes d’évaluation est de former, de favoriser la réussite, non de céder, à l’obsession de la compétition et du classement. Aux plus jeunes âges, former et classer sont des objectifs concurrents. Le temps de la sélection s’insère logiquement après la maîtrise par tous des compétences du socle commun à la fin du collège. » Pierre Merle, professeur de sociologie à l’IUFM et à l’université européenne de Bretagne (extrait de cairn.info)

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L'UNIFORME POUR TOUS ?

La question revient régulièrement comme le vieil air d’une chanson d’après-guerre. Il ne s’agit évidemment pas d’un grand débat sur l’école mais l’idée fait toujours couler beaucoup d’encre entre les « pour » et les « contre », même si certains sondages tendraient à montrer qu’aujourd’hui, une majorité de parents y seraient favorables.

Petit récapitulatif

Les arguments « pour » :
L’uniforme réduit l’écart, les différences, les inégalités entre les familles.
Les règlements des écoles ne devront plus batailler sur les tenues correctes exigées (cf : Ecolier refusé à la rentrée car il portait un tee-shirt d’une équipe de foot).
Il sera plus facile de sécuriser l’accès dans l’établissement en reconnaissant rapidement les intrus possibles.
L’école ne sera plus un lieu où s’expriment les attitudes consuméristes et la surenchère des marques. L’uniforme crée un sentiment d’appartenance à une communauté, une identité scolaire, voire un esprit d’équipe, comme cela existe depuis toujours dans les écoles anglo-saxonnes.
Enfin, si « être, c’est être différent », il s’agira d’exister autrement que par ses apparences.

Les arguments « contre » :
L’uniforme est une idée conservatrice et passéiste et donc essentiellement issue de la Droite.
L’uniforme est réducteur et empêche les personnalités de s’exprimer.
Comme le prétend Marcel Rufo, pédo-psychiatre, défenseur du « polymorphisme », dans notre société actuelle, il faut respecter la diversité et lutter contre l’uniformisation.
L’uniforme ne lutte en rien contre les inégalités, il les camoufle.
Et sans doute d’autres encore…

Quoi qu’il en soit, ne laissons pas des clivages et jeux politiques se draper dans telle ou telle posture et donnons notre avis sur ce point comme sur d’autres, pour qu’une majorité, si elle existe, se fasse entendre.
Isabelle M. (Nice)