Daily Archives: 12 October 2016

Comment savoir si aujourd’hui l’école fait plus de bien que de mal ?

Spécialiste des neurosciences, Idriss Aberkane nous parle de notre cerveau, de son fonctionnement et de tout ce que nous devrions apprendre à son sujet. Ne pas laisser à d’autres le pouvoir de connaître notre cerveau mieux que nous même et de nous manipuler, tel est le message de l’auteur.

Il existe des prodiges capables de calculer la racine soixantetreizième d’un nombre à cinq cents chiffres en moins de trois minutes. Ils ont pourtant le même cerveau que nous. Alors, comment font-ils, ceux qui pensent plus vite, qui se concentrent plus longtemps ou bien développent une mémoire phénoménale ? Ils utilisent leur cerveau de façon différente et harmonieuse, selon des principes « neuroergonomiques » : ainsi, de même que l’on pose des poignées sur des valises trop lourdes pour les soulever sans peine, on peut donner des poignées à nos objets mentaux pour les manipuler plus facilement.
Dans cet ouvrage à la portée de tous, foisonnant d’exemples, Idriss Aberkane nous entraîne à la découverte de notre matière grise, nous révélant ses capacités et ses limites, ses points aveugles et ses ressorts inattendus. Pour penser mieux, éduquer mieux, vivre mieux, pas besoin d’être un génie, il suffit d’utiliser les formidables ressources que la nature a mises sous notre crâne.

Libérez Votre Cerveau ! Véritable Manifeste De Neurosagesse pour changer L’école d’Idriss Aberkane (Ed Robert Laffont)

Extraits :

« (…) Comment savoir si aujourd’hui l’école fait plus de bien que de mal ? Ce sont des gens fièrement scolarisés, persuadés de leur valeur individuelle, qui ont commis sans broncher les plus faramineuses atrocités sur terre, preuve que l’excellence scolaire échoue à sélectionner la bonté et l’humanité… Dans la vraie vie, l’humanité crée une diversité de pensées, de pratiques, de méthodes, d’esprit. Dans la vie notée, l’école dit : « Hors de ma mesure point de salut » Pourtant face à l’échec scolaire, cette même école admet que la priorité, c’est au moins la socialisation de l’élève. Comment alors l’encourager si on ne lui apprend à travailler qu’individuellement ? Je suis convaincu que la socialisation, à l’école, se produit par accident, et dans la cour de récréation, pas en classe. Je me demande même quel serait le score de socialisation de l’école par rapport à une cour de récréation permanente. (…) Notre société est une sorte de machine. Alors, pour y avoir une place il faut être une pièce conforme, et d’une certaine qualité. C’est précisément ce que fait de nous l’école. D’une masse d’enfants ouverts, créatifs, spontanément fraternels et non conformes, elle fait des pièces séparées. Vous avez étudié à Polytechnique ? Votre salaire sera supérieur à celui d’un ancien élève de l’université de Tours, parce que dans l’usine, la pièce sortie de Polytechnique est plus chère. »